Source: Externe

L’histoire d’un fils et d’un père handicapé(s) ou l’inverse ! *

 

Mon premier message de l’année sera consacré à un film que j’ai vu en avant-première le vendredi 14 février. Il sort officiellement le 26 mars et s’intitule « de toutes nos  forces » Je vous recommande d’aller le voir car il s’agit d’un très beau long métrage sur la relation père-fils. Le père, c’est Jacques Gamblin, une belle « machine à jouer » qui ne déçoit jamais et qui surprend toujours par la justesse de son interprétation. Le Fils, c’est Fabien Héraud, un  jeune acteur qui apparaît pour la première fois à l’écran et qui est la grande révélation de ce film. A propos de révélation d’ailleurs, je vous en fais une autre au passage : Fabien Héraud, tout comme Julien, le personnage qu’il incarne, se déplace en fauteuil électrique et est en situation de handicap. Et moi, je suis en situation… de vous raconter le synopsis du film.

 

Le sujet

 

Julien est un (grand) adolescent qui est certes handicapé mais a aussi des rêves, des désirs, peut-être même des fantasmes (non !?) parce qu’il est… figurez-vous… comme tout le monde… Son père, ne sait pas comment se comporter avec lui, ses gestes reflètent toute la maladresse de sentiments qu’il n’a jamais su exprimer. Car comme on dit, c’est un père absent ou il a toujours fait en sorte d’être absent pour ne pas s’occuper de son enfant et laisser tous les soucis entre les (jolies) mains de la mère (Alexandra Lamy). Lequel des deux est le plus handicapé dans l’histoire : le père ou le fils ?

 

Pourtant à force de persévérance et de péripéties que je vous laisse découvrir, le fils va réussir à convaincre le père de participer avec lui à un triathlon où ils iront tous les deux au bout d’eux-mêmes, émotionnellement et physiquement.

 

Dix raisons d’aller voir ce film

 

  1. La grande intensité de jeu de Fabien Héraud. Il a été extrêmement bien dirigé par le réalisateur Nils Tavernier qui a su capter, chaque parcelle  d’émotion, chaque soupir, chaque mouvement de paupière significatif en usant, sans abuser, du gros plan.

  2. La justesse du jeu de Jacques Gamblin qui trouve ici un très beau rôle.

  3. La sobriété du jeu d’Alexandra Lamy qui, cela n’a pas été assez dit, se bonifie avec le temps, et donne une grande profondeur a ce personnage de mère.

  4. La subtilité des liens père/fils évoqués dans l’histoire.

  5. L’humour et la joie de vivre qui sont présents tout au long du film. Répétons-le pour ceux qui doivent se faire déboucher les synapses : lorsqu’on est handicapé, on aime la vie et on veut goûter à tous les plaisirs de la vie…

  6. L’intensité et l’émotion qui se dégage lors du récit de la compétition sportive. On y croit et on vibre en même temps que les personnages….

  7. La réalisation du film est de haute tenue : les plans sont léchés, le montage est très soigné, le scénario promet des rebondissements…

  8. Le film donne une vision plus juste du handicap qu’un autre film à (très) gros succès, sorti il y a quelques temps…. (Ah bon, lequel ???)

  9. Il s’agit du premier film (selon moi) où un personnage en fauteuil électrique est joué par un « vrai » acteur handicapé.

  10. Allez le voir puisque je vous dis que ça vaut le coup ! (Ce sera certainement l’argument décisif !!!)     

* l'inversion dans le titre est voulu... vous pensiez quoi?