Source: Externe

Anastasie était autrefois le petit nom de la censure. Ces ciseaux implacables contraignaient la presse à découper des pans entiers d’articles qui pouvaient déranger le pouvoir en place ou la bien-pensance du public. Aujourd’hui, ce n’est pas la censure qui est notre plus grande menace mais le trop plein d’informations ou plutôt de pseudos informations. Car à notre époque, sur Internet, (sur l’air d’une chanson d’Hélène Ségara), on pourrait marteler « y a trop de gens qui savent ». Car bien sûr, tout le monde sait, et bien mieux que les journaux, bien mieux que l’ensemble des médias.

Les premiers pas sur la lune ? c’est du pipeau, ça été fabriqué par les studios d’Hollywood (Ce ne sont pas des effets spatiaux mais plutôt des effets spéciaux) ; les avions dans les tours jumelles ? Ils n’ont jamais existé et d’ailleurs, on montre une pseudo preuve sur des images bidons ; les attentats de 2015, itou c’est aussi une misérable carabistouille pour amuser, abuser la populace qui n’entrave rien et croit sur paroles les scélérates (qui se dilatent) chaîne d’infos. Cabu, Wolinski et les autres doivent être en train de se prélasser sur une île paradisiaque en compagnie de jeunes vahinés au moment où j’écris ces lignes…. Pfff  

Non, mais sérieusement, il va falloir arrêter de diffuser n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Oui, je n’ai pas honte de le dire, j’ai davantage confiance dans le canard enchaîné, dans Le Monde, dans Libé, le Figaro et d’autres journaux que dans ces sites internet qui sortent d’on ne sait où. Je préfère même les chaînes d’infos que des soi-disant médias qui dégoulinent d’approximations ou bavent des allusions racistes et xénophobes.

Certes, il y a toujours eu des sources d’information empoisonnées, des médias peu recommandables, prêts à toutes les bassesses pour le scoop. Ces journaux, on les appelait très gentiment (trop gentiment) des torchons. Mais jadis, ces feuilles de chou étaient clairement identifiées et peu nombreuses ; souvent leur nullité, leur caractère inepte voire leur abjection était connue. Aujourd’hui, la désinformation est multiple et protéiforme. Beaucoup de jeunes ne croient plus dans les médias classiques. Mais bon sang, pourquoi davantage croire en une information qui vient de nulle part, justement parce son origine est inconnue ? C’est comme si vous mangiez avec davantage d’appétit un plat, justement parce que sa provenance est douteuse. C’est complétement aberrant.   A bon entendeur…